billet d'humeur sur le bien vieillir impossible

Comment vieillir sereinement ? Vie sociale et culturelle, spiritualité, alimentation, activité physique : confrontez vos points de vue, idées, réflexions, témoignages …

billet d'humeur sur le bien vieillir impossible

Message par rafale » Ven 6 Fév 2015 14:34

Le bien vieillir est-il envisageable lorsqu’à la suite de la parution du livre de Valérie Labrousse, aucun membre du gouvernement en charge des personnes âgées et de la justice n’a réagi positivement (du moins à ma connaissance)… malgré tous les dysfonctionnements bien réels dénoncés dans ce livre ?
Nous n’avons entendu que les dénégations et les cris outragés des associations tutélaires qui n’ont rien changé à leur manière de faire. Mon époux croupit toujours dans son Ultime Prison sans raison ; il ne sort jamais de sa chambre sinon pour aller manger et toujours dans le fauteuil roulant dont on l’a affublé depuis 3 ans car le personnel n’a pas à le surveiller … Mon époux porte des pantalons le plus souvent trop petits car il a terriblement grossi (aucune activité physique) et donc la fermeture éclair ne remonte plus et la ceinture est trop petite… Je vous laisse imaginer le spectacle. Lorsque l’association, chargée de son bien-être, fait l’effort de lui acheter des pantalons (style jogging que mon époux n’apprécie pas), les ourlets ne sont pas faits et je suis donc obligée de les faire chez moi alors que je suis censée être incapable de m’occuper de mon époux (sic). Mon époux est dérangé par les cris de ses congénères qu’il supporte très mal car lui, en revanche est très calme. D’ailleurs « on » l’a enfermé dans cette Ultime Prison car « on » a pensé que d’être avec des gens agités lui ferait le plus grand bien !!! C’est se moquer de mon époux et de toutes ces personnes âgées. Mon époux ne présente aucune velléité de s’enfuir mais il est quand-même enfermé avec aucune possibilité d’accéder à un jardin sans connaître le code alors que dans ces Ultimes Prisons, l’accès au jardin doit être libre mais sur ce point aussi, les règles ne sont pas observées. Personne ne le sollicite pour lui changer les idées et je constate que mon époux est abattu et ceci est dû probablement aux médicaments qu’on lui administre contre sa « dépression » car « on » lui en a trouvé une. Partout on nous dit que ce sont des médicaments qui font plus de mal que de bien, très dangereux et mon époux en est la preuve incontestable. Mais qu’importent toutes ces maltraitances (énumération non exhaustive, loin de là) signalées maintes fois à l’ALMA, l’ARS, l’ATG, la FNAT, le juge des tutelles y compris au Conseil supérieur de la magistrature tant que mon époux paye rubis sur l’ongle sans aide publique la maison de retraite (total estimé par mois, avec l’entretien du linge : 3105 Euros). Lorsque ces gens daignent répondre, ils répondent à côté de la plaque. L’ATG, encore et toujours elle, poursuit sa maltraitance en se bornant à me donner 500 euros par mois pour vivre, payer toutes les factures, somme très en dessous du seuil de pauvreté. L'ATG prétend que cela suffit alors que mon époux aurait fait beaucoup mieux si la décision lui incombait !!! Comment peut-on laisser gérer un patrimoine à une personne qui prétend que 500 euros suffisent pour vivre ? Cela augure bien mal de son (in)-aptitude à gérer un patrimoine conséquent. Les magistrats n’y trouvent rien à redire et je peux crever la bouche ouverte mais en silence surtout. On m’a enlevé non seulement mon époux mais toute ma raison de vivre, ma dignité, ma vie sociale etc. Ne rêvons plus la justice n’est plus du tout une vertu cardinale !!!!!! D’ailleurs à quoi servent les magistrats qui sont rétribués grâce à nous (ils ne doivent pas l’oublier), je cherche toujours la définition de ce qu’est la justice d’aujourd’hui. On enferme à quadruple tour les personnes âgées et on laisse les délinquants et autres criminels dehors. Mon époux n’est pas dangereux, ni pour lui, ni pour les autres. Que fait mon époux dans cette prison et sous tutelle ? Ni sa personne, ni son patrimoine ne sont protégés. Bien que les proches des majeurs protégés aient la possibilité de contester les décisions des juges de tutelles prises sous forme d’ordonnance, dans la réalité il n’en est rien car nous ne pouvons contester quoique ce soit n’étant pas tenus au courant des décisions qui sont prises ; celles-ci étant qualifiées systématiquement de confidentielles pour « protéger » le majeur (s’entête à me répondre l’ATG). Effectivement il vaut mieux que nous n’en sachions rien car nous serions scandalisés tant les décisions prises sont révoltantes et contraires à la protection du patrimoine imposée par les lois. De toute façon, les juges étant tout-puissants, il est facile pour les associations tutélaires d’obtenir des autorisations contraires à la législation. La démocratie est bafouée puisque les lois sont détournées. Et on veut nous donner des leçons !
Voilà. Que faire ? Rien puisque les avocats se font payer grassement pour ne rien faire … Les miens sont restés muets, un comble pour des « bavards ». Le bâtonnier y compris qui m’a assuré que mon 2° avocat avait fait son boulot consciencieusement sans même mener sa petite enquête, se contentant de questionner l’avocat qui n’allait pas se piéger lui-même …
En conclusion : mon époux n’est absolument pas protégé ni en tant que personne ni son patrimoine. En revanche son portefeuille est leur seul centre d’intérêt. C’est diabolique. Bravo la justice !!!
Les proches sont laminés et vieillir est devenu un pensum.
rafale
 
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Re: billet d'humeur sur" beaux principes et la réalité"

Message par Catelyne » Jeu 22 Oct 2015 09:16

Je n'ai plus vingt ans et toutes mes dents :lol: :lol: :lol:
J'avoue que la dépendance et la perte d'autonomie me font peur.
Peur, parce que beaucoup sont certes dans "les beaux principes, les belles paroles " ( liberté de choix, liberté d'aller et venir, consentement pour entrer en ehpad" mais, à mon sens, hélas très très loin de la réalité au quotidien.
A domicile, la réalité c'est ce que décrit très bien Kat (une aidante) dans son texte
http://www.agevillage.com/actualite-131 ... n-RSS.html
C'est aussi un reste à charge important : L'APA au grand maximum pour une personne en GIR I ne permet seulement de faire appel à une auxiliaire de vie qu'à peine 60 heures par mois
En Ehpad, la réalité le plus souvent
*une insuffisance cruciale de personnel d'autant qu'ils n'ont pas tous une formation adaptée aux profils des résidents entrant aujourd'hui en ehpad , ne sont pas toujours motivés et ne sont pas rémunérés à la hauteur de leur travail.
*un turn over des directions, médecins coordonnateurs ,infirmières coordonnatrices, infirmières, aides-soignantes bref de tous les professionnels
* une "non traitance" des résidents : http://www.non-traitance.com/
* une charge financière pour les résidents et les aidants familiaux de l'ordre de 3000 euros
Comment alors concilier perte d'autonomie et "rester à domicile" le plus longtemps possible sans que cela ne se fasse trop au détriment de la vie, de la santé et des finances du " proche aidant " ?
Comment envisager "une entrée en ehpad" en n'en ayant pas une très "bonne image"
Sans parler de l'énorme problématique des "tutelles" extérieures à la famille ( cf message précédent et topic tutelles de ce forum) ?
Si l'on veut améliorer la situation des personnes âgées malades et handicapées en perte d'autonomie voire en grande perte d'autonomie , cela ne devrait-il pas passer par :
* Une analyse qualitative et quantitative des "ressources disponibles" :
- professionnels de terrain
- aidants, associations de bénévoles, volontariat...
- aides en provenance des divers organismes publics, para-publics ou privés
- nouvelles technologies
- et autres ...
* une refonte du secteur du médico-social et de tout ce qui gravite autour avec à la clef des réelles simplifications
administratives
* la mise en place très largement en amont ( pourquoi pas lors de la 1ère évaluation CARSAT(GIR V-VI ) ou (APA GIR I à IV) de sensibilisation aux dispositifs existants et peut-être à revoir ( personne de confiance, directives anticipées, mandat de protection future
* autres :idea: ?
Nous serions là, alors, dans un processus alliant " PREVENTION INDIVIDUELLE ET COLLECTIVE" :)

On peut toujours rêver ........
Catelyne
 
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Re: billet d'humeur sur le bien vieillir impossible

Message par rafale » Jeu 5 Nov 2015 12:20

Bonjour Catelyne, J'apprécie la précision de votre analyse et abonde dans votre sens y compris dans la conclusion "on peut toujours rêver ..." J'insisterai pour dire que c'est même tout ce qui nous reste : rêver.
Question annexe : un malade d'Alzheimer est-il toujours capable de lire 4 ans après avoir été diagnostiqué ? Je pose cette question car un médecin m'a dit que c'était impossible et je voulais avoir d'autre points de vue.
rafale
 
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Re: billet d'humeur sur le bien vieillir impossible

Message par Catelyne » Lun 9 Nov 2015 17:44

Bonjour Rafale,
Pour répondre à votre questionnement, d'après ce que j'en sais en tant que proche de personnes atteintes de cette maladie , je dirais que chaque situation étant différente dans cette maladie, comme dans les autres maladies, on ne peut pas faire de généralisation.
Peut-être que ce médecin a dit cela en fonction d'un certain nombre d'autres éléments.
Pour avoir un point de vue médical, vous pouvez posez cette question au Docteur Pradines sur le topic « Vivre avec la maladie d'Alzheimer »
viewforum.php?f=7
Catelyne
 
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