l'UDAF de Ariège.

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l'UDAF de Ariège.

Message par Christian » Ven 23 Mai 2008 07:13

LA DEPECHE DU MIDI PUBLIE LE 19 AVRIL 2007
Ariège. La présidente de l'UDAF s'explique


Edith Authié, présidente de l'Union départementale des associations familiales de l'Ariège apparaît tendue, comme perplexe. Escortée par Me Bertrand Desarnauts, avocat toulousain de l'association, elle ne sait trop, encore, si elle doit se féliciter ou s'inquiéter d'avoir provoqué cette rencontre avec la presse. Une fois dans l'arène pourtant, l'heure n'est plus aux atermoiements, mais à l'annonce : « nous avons décidé de licencier le directeur Marc Gaillard, pour faute grave. Une décision notifiée le 28 mars dernier par courrier ». Depuis Marc Gaillard a choisi de porter l'affaire devant la juridiction des prud'hommes (1).
La décision du conseil d'administration de l'UDAF signe un point -presque- final à une affaire qui défraye régulièrement la chronique médiatique ariégeoise depuis la fin 2003 (lire ci-dessous). Cette année-là, en décembre, des salariés se plaignent des « dégradations du climat de travail » et choisissent de porter une première fois le dossier au conseil prud'homal. Édith Authié : « Je dois faire mon mea culpa. Si l'affaire se règle à peine aujourd'hui, c'est que nous avons tenté d'aplanir les problèmes. Avec le conseil d'administration, nous estimions que les torts pouvaient être partagés. Effectivement, des salariés ont parlé de harcèlement moral mais ce sont des accusations difficiles à prouver. Je vous assure que nous avons essayé toutes les pistes possibles, avec à l'esprit la ferme volonté de sauvegarder tous les emplois, même celui du directeur. Et on a cru que nous y étions arrivés… Mais les choses ont recommencé à déraper : les incidents de juin 2006 avec une salariée violemment prise à partie ; l'attitude de M. Gaillard envers une autre salariée en congés maladie qui a reçu de nombreux courriers avec accusé de réception lui demandant de justifier de ses autorisations de sortie dans le cadre de son arrêt de travail. Ou encore sa mauvaise volonté évidente dans la mission qui lui avait été confiée en septembre quant à la définition de la fiche de poste de l'adjoint que nous souhaitions lui accorder afin de le décharger de certaines tâches… et éviter notamment le contact direct avec les salariés ».
Et la présidente d'évoquer la journée du 5 février : « ce jour-là, je lui ai envoyé une note écrite avec des indications sur son fonctionnement… Cette note a provoqué son ire et une nouvelle altercation avec une salariée, devant témoin. Il a tenu des propos extrêments blessants. Bref, il fallait faire quelque chose ».
Le processus s'est alors accéléré : le 21 février, Édith Authié signifiait oralement à Marc Gaillard sa mise à pied à titre conservatoire ; décision confirmée lors du conseil d'administration du 28 février. Le 15 mars, le directeur était convoqué pour un entretien préalable à un licenciement, décision prise en CA le 20 et effective le 28. « L'UDAF a perdu beaucoup de temps et d'énergie dans cette affaire, de nombreux dossiers n'ont pas été traités. Il est temps de nous remettre au travail », estime la présidente.
Pour autant, la « fin du feuilleton » et la sérénité escomptées par Mme Authié ne figurent peut-être pas encore à l'ordre du jour : déjà Marc Gaillard assigne son employeur devant les prud'hommes ; ensuite son licenciement n'a été entériné qu'à la majorité de quinze administrateurs sur les vingt-neuf du conseil. Pour la présidente, le désaveu était donc proche. Et l'assemblée générale élective est convoquée pour le 23 mai, dans moins d'un mois…
(1) Joint mardi par téléphone, Marc Gaillard n'a pas souhaité répondre à nos questions. Dans le respect du débat contradictoire, ces colonnes lui restent bien évidemment ouvertes.

CRISE A L'UDAF LA CHRONOLOGIE
Plus de trois ans de conflit

l 30 décembre 2003. Seize employés portent plainte aux prud'hommes contre le directeur Marc Gaillard pour « harcélement ». Le jugement devra être rendu le 20 juin suivant.
l 24 mars 2004. Grève de l'ensemble des salariés contre « les mauvaises conditions de travail ». Le directeur déclare cette grève « illicite ».
l 11 janvier 2006. L'UDAF est treize fois condamnée par le conseil des prud'hommes de Toulouse et doit verser 55 000 € aux salariés. Un audit est alors commandés par l'association, désireuse de déterminer les causes des dysfonctionnements.
l 20 juin 2 006. Nouveau mouvement de grève contre « la violence du directeur ». Les salariés sont reçus en fin de journée par la présidente.
l 21 juin 2006. La grève se poursuit, malgré la rencontre avec la présidente. Cette dernière propose une médiation. Le soir les salariés demandent d'exercer leur droit de retrait et demandent que l'inspecteur du travail se charge de la médiation.
l 26 juin 2006. Arrivée du président du centre de médiation de Toulouse, pour enclencher le processus de médiation dès le mois de juillet
l 5 février 2007. La note écrite de Mme Authié à Marc Gaillard provoque une très vive réaction de la part ce dernier.
l 28 mars 2007. Licenciement du directeur.
l 21 mai 2007. Les juges prud'homaux de Saint-Gaudens examineront le dossier UDAF-Gaillard.

Qu'est-ce que l'UDAF ?

L'Union départementale des associations familiales de l'Ariège, créée en 1946, est un organisme semi-public chargé d'assurer la défense des familles auprès des pouvoirs publics et de gérer tout service d'intérêt familial. Ses missions consistent notamment en : représenter officiellement auprès des pouvoirs publics l'ensemble des familles ; gérer tous services d'intérêt familial dont les pouvoirs publics estimeront devoir leur confier la charge ; exercer devant toutes les juridictions, l'action civile relativement aux faits de nature à nuire aux intérêts moraux et matériels des familles.
Extraits :
Cette année-là, en décembre, des salariés se plaignent des « dégradations du climat de travail » et choisissent de porter une première fois le dossier au conseil prud'homal.

Pour autant, la « fin du feuilleton » et la sérénité escomptées par Mme Authié ne figurent peut-être pas encore à l'ordre du jour : déjà Marc Gaillard assigne son employeur devant les prud'hommes ; ensuite son licenciement n'a été entériné qu'à la majorité de quinze administrateurs sur les vingt-neuf du conseil.

Grève de l'ensemble des salariés contre « les mauvaises conditions de travail ».

Nouveau mouvement de grève contre « la violence du directeur ».

LA DEPECHE DU MIDI PUBLIE LE 19 MAI 2008
UN CONSEIL D'ADMINISTRATION EXTRAORDINAIRE DE L'UDAF A ETE CONVOQUE.


Foix. Associations familiales : la présidente destituée ce soir ?

La vie de l'Union départementale des associations familiales n'est décidément pas un long fleuve tranquille. Depuis 2003, le navire UDAF essuie à intervalles plus ou moins réguliers des grains qui ne manquent pas d'inquiéter les personnels de l'institution mais aussi les bénévoles des quelque vingt-trois associations adhérentes dans le département . Au cœur de la tourmente cette fois, la présidente Maryse Morvan, qui, désignée le 30 mai 2007, pourrait bien ne jamais souffler la première bougie de son élection. « En désaccord total avec la présidente, quinze administrateurs sur vingt-neuf ont demandé, comme le prévoient les statuts de l'UDAF, la tenue d'un conseil d'administration extraordinaire ce 19 mai, indique Marie-Claire Labeur, une des dissidentes. À l'ordre du jour : la destitution de Maryse Morvan de ses fonctions de présidente. »
Pourquoi un tel putsch ? L'essentiel du litige provient de l'octroi de 150.000 € au titre d'indemnités de licenciement à l'ancien directeur Marc Gaillard, et surtout de la manière dont ce parachute, que les administrateurs qualifient de « doré », aurait été financé.

Excédée, Monique Rouzoul précise : « Si, avec le soutien du secrétaire, du trésorier et du trésorier adjoint de l'UDAF, Maryse Morvan a réussi, dans un premier temps, à convaincre une bonne partie du conseil d'administration qu'il valait mieux une transaction avec Marc Gaillard à ce tarif-là, que de risquer d'avoir à lui payer le double si l'affaire allait devant les prud'hommes , nombre d'administrateurs ne peuvent accepter qu'elle ait utilisé les fonds du compte des tutelles pour régler cette somme. Il lui a suffi d'ordonner un virement de ce compte pour créditer de 116.000 € celui de l'institution, sur lequel ensuite un premier chèque de cette même somme a été émis à l'intention de M. Gaillard. »Christiane Causse, du mouvement Union des familles laïques, poursuit : « Le remboursement du compte des tutelles, par le biais d'un virement issu du compte de l'institution, est intervenu en novembre : la présidente pense ainsi que l'affaire est close. Forcément non, le virement de juin n'en demeure pas moins frauduleux ; celui d'octobre, qualifié juridiquement de « repentir actif », ne peut effacer la faute commise. »
S'ajoutent à ces griefs l'embauche d'un nouveau directeur (« sans l'accord du conseil d'administration alors que c'est de son ressort »), mais aussi et surtout l'audit diligenté dès la mi-janvier par les services de la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) et le trésorier-payeur général. Un audit qui, selon les services de la préfecture, a démontré un « problème de gouvernance ». Des exemplaires du document, remis au conseil d'administration de l'UDAF assorti de « recommandations », ont été communiqués à l'union nationale et au conseil général.
Cerise sur le gâteau d'anniversaire de Mme Morvan, l'État a porté plainte auprès du procureur de la République dans le cadre de « l'affaire du compte des tutelles ». Une action basée sur l'article 40 du code de procédure pénale qui oblige tout fonctionnaire à signaler un acte illégal dont il aurait eu connaissance.
La soirée s'annonce tendue.

Cinq années dans la tourmente

30 décembre 2003 : seize employés portent plainte aux prud'hommes contre le directeur Marc Gaillard pour « harcèlement ». 23 mars 2004 : grève de l'ensemble des salariés contre « les mauvaises conditions de travail ». Le directeur déclare cette grève « illicite ». 11 janvier 2006 : l'UDAF est treize fois condamnée par les prud'hommes et doit verser 55.000 € aux salariés. Un audit est alors commandé par l'association désireuse de déterminer les causes des dysfonctionnements. 20 juin 2006 : nouveau mouvement de grève contre « la violence du directeur ». 5 février 2007 : une note écrite de Mme Authié, présidente, à M. Gaillard provoque une très vive réaction de la part de ce dernier. Il est licencié le 28 mars. 21 mai 2007 : les juges des prud'hommes de Saint-Gaudens examinent l'affaire opposant Marc Gaillard à l'UDAF et renvoient son examen sur le fond au 22 octobre 2007. Cette audience n'aura pas lieu puisque, entre-temps, est intervenue la transaction entre les deux parties.

Extraits :

En désaccord total avec la présidente, quinze administrateurs sur vingt-neuf ont demandé, comme le prévoient les statuts de l'UDAF, la tenue d'un conseil d'administration extraordinaire ce 19 mai, indique Marie-Claire Labeur, une des dissidentes.

S'ajoutent à ces griefs l'embauche d'un nouveau directeur (« sans l'accord du conseil d'administration alors que c'est de son ressort »), mais aussi et surtout l'audit diligenté dès la mi-janvier par les services de la direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) et le trésorier-payeur général.

Un audit est alors commandé par l'association désireuse de déterminer les causes des dysfonctionnements. 20 juin 2006 : nouveau mouvement de grève contre « la violence du directeur ».
Avec le licenciement de son directeur, l'association espère tourner la page de trois années de turbulences. Explications avec la présidente.
Christian
 
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Inscription : Ven 21 Mars 2008 09:32

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